Tendances SASE dans la zone EMEA

Tendances SASE du point de vue EMEA

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La pandémie de COVID-19 a bouleversé les habitudes tant des entreprises que des citoyens. Tout le monde a cherché des moyens d'y faire face, ce qui a bien souvent abouti à des solutions similaires. Nous avons assisté à une augmentation rapide du télétravail pour ceux qui le pouvaient et à une explosion du commerce en ligne, à la fois B2B et B2C. Cette transformation rapide des mondes professionnel et commercial a placé la cybersécurité au centre des préoccupations.

C'est une histoire à rebondissements. Le cloud a été le berceau et le moteur d'un grand nombre de transformations numériques. Bien que le passage au cloud améliore en principe la sécurité, la rapidité à laquelle s'est opéré ce changement a donné lieu à quelques ratés. Et les criminels ont sauté sur l'occasion. Heureusement, de plus en plus d'entreprises savent qu'il existe des solutions SASE (Secure Access Service Edge) et les adoptent pour déjouer ces attaques et protéger leurs réseaux tout en offrant à leurs collaborateurs la possibilité de télétravailler ou d'alterner travail à domicile et au bureau.

Notre étude de marché, La sécurité des réseaux : état des lieux en 2021, révèle les résultats de notre enquête menée auprès de 750 entreprises de plus de 500 employés, aux États-Unis ainsi que dans les régions EMEA et APAC.

Le point sur le cloud

Sans surprise, l'étude montre que la quasi-totalité des entreprises interrogées a subi une violation de sécurité imputable à une attaque réseau. À l'échelle mondiale, un tiers (33 %) font état d'une telle violation et près de la moitié (49 %) de deux ou plus, soit plus de quatre entreprises sur cinq (82 %) au total. Dans la région EMEA, la situation est à peine meilleure : un tiers (33 %) des entreprises signalent une attaque, un peu moins de la moitié (46 %) en signalent deux ou plus. À noter que les États-Unis sont la région qui a enregistré le taux le plus élevé de violations (85 %).

Les ransomwares sont impliqués dans un grand nombre de ces attaques. Près des trois quarts (74 %) des entreprises interrogées ont subi une attaque par ransomware au cours des 12 derniers mois. Si l'on considère le nombre total de violations, il en ressort clairement que la plupart des violations de la couche réseau impliquent des attaques par ransomware. La région EMEA s'en sort mieux que la moyenne mondiale, avec un taux d'attaques par ransomware de 69 %. Ce chiffre reste toutefois préoccupant et prouve l'omniprésence des ransomwares. Même si le taux d'incidence dans la région EMEA n'est guère plus bas que celui de la région APAC (72 %), il reste sensiblement inférieur à celui des États-Unis (83 %). Les pays de la région EMEA ont donc tout intérêt à profiter de cet avantage actuel pour renforcer leurs défenses, la menace ne cessant de croître.

Hors du bureau

Le télétravail semble accentuer le risque d'attaques par ransomware et de violations. Le manque de contrôle sur les systèmes informatiques que les employés utilisent à domicile, combiné à l'explosion des e-mails de phishing liés à la COVID-19, a compliqué la tâche des entreprises concernant la gestion des environnements informatiques.

Au niveau mondial, nous constatons à l'heure actuelle qu'un tiers (33 %) des employés sont pleinement en télétravail, plus de la moitié (53 %) alternent travail à domicile et au bureau, et seulement 14 % travaillent uniquement au bureau. Dans la région EMEA, les résultats sont pratiquement identiques, avec une proportion légèrement inférieure pour les télétravailleurs (31 %) et légèrement supérieure pour les travailleurs hybrides (55 %).

Concernant l'avenir, l'étude laisse entrevoir un retour partiel au bureau – et c'est là que la tendance s'inverse, la région EMEA passant en tête. D'ici deux ans, le nombre de télétravailleurs à temps plein devrait tomber à 15 % tandis que celui des abonnés au bureau devrait plus que doubler (39 %). Les réponses des entreprises de la région EMEA indiquent qu'un tiers seulement (33 %) d'entre elles s'attendent à ce que la majorité de leurs employés travaillent à temps plein au bureau, un chiffre nettement inférieur à celui de la région APAC (46 %) et dans une moindre mesure à celui des États-Unis (40 %).

Sécuriser le cloud

La région EMEA accuse un léger retard par rapport à la moyenne mondiale en ce qui concerne la proportion d'applications actuellement hébergées dans le cloud public. Dans l'ensemble, environ un cinquième (21 %) des personnes interrogées déclarent que seules quelques applications sont hébergées dans le cloud, contre plus d'un quart (26 %) dans la région EMEA. Toujours dans cette région, la proportion de réponses pour « moins de la moitié » (22 %) est conforme à la moyenne mondiale (23 %), tandis que celle pour « toutes les applications » est identique (11 %). La différence se situe dans la catégorie « la plupart des applications », la région EMEA (41 %) étant à la traîne par rapport au reste du monde (45 %). Un retard qui reste toutefois raisonnable.

Pour poursuivre la migration des applications vers le cloud et atteindre ses objectifs en matière d'augmentation du travail hybride, la région EMEA n'a d'autre choix que de renforcer la sécurité si elle souhaite ne pas subir le même sort que les États-Unis. L'enquête montre que, malgré des différences entre les régions, toutes subissent une pression croissante de la part des pirates informatiques.

La bonne nouvelle est que la région EMEA rejoint la région APAC et les États-Unis dans l'adoption de solutions clés pour sécuriser les systèmes informatiques et créer un rempart solide contre les attaques, à savoir le SD-WAN (Software-Defined Wide Area Network ou réseau étendu défini par logiciel), le ZTNA (Zero Trust Network Access ou accès réseau zero trust) et le XDR (Extended Detection and Response ou détection et réponse étendues). En réalité, la région EMEA a quelques points d'avance sur les moyennes mondiales. Lorsque l'on a demandé aux participants s'ils avaient déjà mis en œuvre ces solutions ou s'ils prévoyaient de le faire, le SD-WAN (98 % EMEA / 96 % monde), le ZTNA (99 % EMEA / 96 % monde) et le XDR (98 % EMEA / 96 % monde) ont tous obtenu des scores extrêmement élevés dans toutes les régions et dans tous les pays.

Un avenir sous contrôle

Les cyberattaques ont sensiblement augmenté au cours des 12 derniers mois, avec une forte implication des ransomwares. Les pirates informatiques ont su s'adapter à la nouvelle normalité, au même titre que le monde du travail. Les défis qui accompagnent ce double changement, à savoir la transformation cloud des entreprises et l'intensification des attaques informatiques, sont bien réels et doivent être pris au sérieux. Nous surveillons donc constamment l'évolution de la situation afin de rester à la pointe du secteur en proposant les meilleures solutions de sécurité possible. Nous vous invitons d'ailleurs à prendre à votre tour le pouls de la situation en consultant notre rapport ici. Si vous souhaitez en discuter, nous nous ferons un plaisir de nous entretenir avec vous.

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